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 When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith

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MessageSujet: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Dim 8 Juil - 22:25


→ JUDITH MCCARTY
& MAXIM BLACKSON
« When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. »


    Je me devais de garder mes clients et la réputation que j'avais dans le milieu si je ne voulais pas finir à la rue. Cela me permettait de gagner ma vie, d'une manière soit bien peu honnête, mais ce n'était pas cela qui allait m'arrêter. J'avais peu de principes à ce niveau si ce n'est de vivre comme chacun le désire. Si mes clients voulaient se bousiller la santé, ce n'était pas mon problème je n'avais pas à savoir l'utilisation de ce que je vendais, et encore moins l'interdire. D'ailleurs, j'imaginais déjà la tête de Joseph s'il apprenait que je refusais des ventes, il en serait dingue. Je ne dépendais pas de lui malgré ce que le campus pouvait croire, j'étais bien le seul à qui il ne demandait pas un pourcentage en retour. Parfois, je me surprenais à me penser bras droit d'une bande qu'au final, je n'aimais pas particulièrement. Je l'avais même laisser sous-entendre lors d'un rendez-vous, dépassant donc les limites. Il était le seul chef et je l'avais bien compris désormais, évitant de réitérer la même erreur même si, pour le chercher comme lui le faisait toujours avec moi, je le lui glissait lorsque nous étions seuls. Oui, je me devais d'être irréprochable, la clientèle grandissant suite à cela. Et pourtant, il y avait bien une cliente qui y faisait exception tout particulièrement. Judith, une jeune femme que je connaissais à peine, juste de prénom. Elle ressemblait à tout le monde venant me chercher quelque chose. Du moins, jusqu'à ce que j'apprenne quelques petites choses sur elle qui ne m'avait pas laissé de marbre. Joseph, encore une fois. Il était au courant de beaucoup de chose sur le campus tandis que moi, je ne prêtais attention à pas grand chose hormis ce qui me servirait plus tard. J'appris néanmoins qu'elle était mère célibataire, et à son âge, j'en avais été stupéfait. Je n'y avais pas cru au départ, mais force était de constaté que cela était bien la vérité.

    Je n'étais ni le genre à m'inquiéter, ni le genre à prendre les devants pour aider les personnes que je ne connaissais pas. Pourquoi cela m'avait donc fait un choc vous demanderez vous ? Je n'en savais rien. C'était une facette de moi que j'essayais encore et toujours de refouler et de camoufler au reste du monde. Malgré les apparences, je restais en effet quelqu'un d'attentionné et de plutôt calme, comprenant les peines des autres. La plupart des gens sur ce campus ne m'intéressait guère, alors leurs peines me semblaient tellement minimes que je n'y prêtais jamais attention si je les apprenais. Mais Judith était une de mes jeunes clientes et je crois bien que c'était le soir où j'avais cru déceler une larme dans ses yeux que ce qu'elle vivait me touchait ne serait-ce qu'un peu. Ce n'était pas banal d'être mère célibataire à son âge, et je me doutais qu'elle devait en voir de toutes les couleurs. Ce que je détestais, c'était ces gens qui se croyaient martyr de la vie alors qu'il n'en ont rien vu du haut de leur maison friqué avec leurs parents aux revenus plus que raisonnable et des cuisiniers embauchés pour être à leur petit soin. Un sourire amusé étira mes lèvres lorsque je pensa un bref instant que je venais de décrire la situation de Joseph, meilleur ami comme ennemi.

    Assis sur un banc dans une ruelle uniquement éclairée par les quelques lampadaires présent, je frissonnais de temps à autre en sentant le vent frais s'infiltrer dans mon manteau de tissu noir. Le froid, un de mes pires ennemis celui-là. Je me redressa légèrement, croisant les jambes alors que je dégageais mon poignet pour y apercevoir ma montre. J'étais encore en avance, moi et ma fâcheuse manie de ne jamais vouloir être en retard. Je soupira et, après un énième frisson, je décida finalement que j'allais avancer ce dit rendez-vous. Je devais voir Judith justement, elle devait m'acheter ses doses habituelles que je trouvais toujours énorme depuis que j'en savais un peu plus sur elle. Je ne pouvais plus attendre dans ce froid, sentant que j'avais la chair de poule. Je n'étais pas loin de greloter, voilà pourquoi je détestais recevoir des clients dehors, et pourtant c'était chose courante. Je me leva, faisant attention à contourner toute personne présente sur le chemin pour le remonter à sens inverse. J'étais venu à pied dans un espoir vain de me changer les idées et de marcher un peu. Je me maudis de ne pas avoir pris un manteau plus épais mais me décida à faire la route à pied, connaissant le domicile de Judith. Ce n'était pas très loin, je faisais toujours en sorte de choisir un lieu qui leur convenait, ou alors c'était à eux de choisir. Je passa donc une dizaine de minutes à marcher, grelotant légèrement en serrant les dents. Maudit soit la météo qui n'annonçait en aucun cas cette température qui devait avoir chuté de trois degrés. Pas énorme me direz-vous, mais j'étais tellement frileux que je les ressentais bien trop.

    Voyant l'immeuble de l'appartement de Judith au loin, je pressa le pas en espérant qu'elle ne soit pas déjà parti au lieu du rendez-vous. Je jeta un oeil rapide à ma montre, il restait cinq minutes avant l'heure fixée de celui-ci, alors je risquais de tomber sur un logement vide. Tant pis, je n'allais pas faire machine arrière sans m'assurer qu'elle ne soit pas là. Je monta les escaliers une fois les portes ouvertes, puis chercha l'appartement de Judith, ne connaissant pas son endroit exact. L'étiquette d'une certaine McCarty me fit m'arrêter, voyant un "Judith" d'inscrit. J'espéra que c'était bien chez elle, mais cela m'aurait en effet étonné qu'il y ai plusieurs Judith ici. Je fus surpris de voir que c'était son deuxième prénom mais me contenta d'hausser les épaules avant de poser mon doigt sur la sonnette, entendant le son raisonner derrière la porte. J'attendis quelques secondes avant d'entendre également du bruit à l'intérieur. Bingo.
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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Mer 18 Juil - 12:38



✖ Maxim & Judith ✖
« When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. »

« Et 1 levé, plié. 2, croisé, tendu ! Winnie, un peu de concentration s’il vous plait ! On reprend ! ». Ne plus sentir cette substance dans vos veines vous faisant vivre, ne plus sentir l’extase, le moment le plus beau de votre vie ou le moment qui vous la gâchera. Le manque. Le plus difficile dans ma vie est de combattre cette sensation, lorsque plus un gramme ne stagne dans vos poches en ne demandant qu’à vous pourrir le corps. Depuis la veille au soir, il n’y avait plus rien à se mettre sous la dent ; Toutes mes réserves ont été puisées à cause des fins de mois difficiles entre le bébé à nourrir, à devoir lui faire des courses, les couches, le talque, les médicaments, les visites chez le médecin, l’assistante qui m’aide puis vint le loyer, l’électricité, l’eau, les charges et enfin l’école. A la fin du mois, il ne me restait que dix minables pièces de deux euros voir un peu moins pour me nourrir, me vêtir et prendre mes doses. Je n’avais même plus de quoi me payer un quelconque portable, il fallait courir jusqu’en bas de la rue pour atteindre la cabine téléphonique. Même si je venais de toucher un héritage à la somme plus que colossale, je devais garder cet argent pour ma fille et pour notre avenir ensemble. Et puis, je ne souhaitais pas devenir la fille à papa mais vivre au jour le jour me suffisait amplement.

« On reprendre et.. 3, 4 ! » Essayant de me concentrer de nouveau sur cette danse de bas niveau, je vins à y mettre du cœur et de la passion. Le regard de mon professeur sur mon corps en manque, faible et tremblant semblait insistant et plus que déçu de voir son souffre-douleur rater encore un énième pas de danse. Il était bien évident qu’il connaissait mes problèmes d’addiction, comme beaucoup de personne ici mais.. Aucun d’eux n’en connaissait les raisons de ma chute libre : Un bébé. Si tous savaient que la plupart de mes journées sont passées avec ma fille, que je passais des nuits blanches sous les pleurs et les allaitements, que la seule chose qui puisse me faire tenir encore sur mes deux jambes et poursuivre mes études c’est bien la drogue et l’alcool. Au bout de quelques petites minutes de danse, la voix du professeur retentit de nouveau. « Winnie, dehors. Tu reviendras quand tu seras camée. » Cette voix m’interrompue et me fit redresser le nez qui se fracasse contre le parquet de la salle de danse. Oui, je venais d’être mise dehors et il en avait compris la raison, tout comme moi. Alors que je me releva sans aucune aide et sous les regard de mes camarades, ébahis. La journée de classe s’achève alors pour moi. En retournant dans les vestiaires, j’enlevais un par un mes vêtements afin de me doucher nue et tranquillement. A cette heure-ci de la soirée, je n’avais aucunement peur de croiser quelqu’un puisque tous dormaient, faisaient la fête ou travaillaient mais aucun ne se pavane dans les vestiaires sans vraiment avoir de raison. Après la douche, je remis un jeans et un marcel au-dessus de mes sous-vêtements de dentelle noire puis sortis de l’établissement tout en ayant mon gros sac de danse sur l’épaule.

Après une bonne dizaine de minutes de marche, j’arriva alors enfin à destination : L’appartement. Tout en montant les escaliers, je pense déjà à ce que je vais faire à manger ou plutôt, savoir quelles miettes reste-t-il dans le frigo pour moi manger ce soir ? Certainement pas grand-chose.. La fatigue et le manque se ressent lorsque je grimpe les marches deux à deux pourtant si faciles à passer d’habitude. Après être rentrée, je pose mes affaires dans l’entrée et pars directement voir ma fille dans les bras de l’assistante qui s’éclipse en peu de temps. Les moments partagés avec elle sont les plus beaux à mes yeux, tant je tenais à elle. Son rire, ses petits doigts se posant sur ma joue encore fraiche de l’extérieur.. Tout me semblait parfait jusqu’à ce qu’elle se mette à hurler. Bien qu’elle eut à manger, qu’elle soit propre et qu’elle est tout pour faire ses dents, j’eus beau tenter de la consoler, il n’y avait aucun moyen.. Tenter de la laisser dormir, peut-être que cela fonctionnera ? A croire que oui.

Enfin endormie, je laissa ma fille pour enfin mettre ma seconde journée en marche. Regardant vaguement l’heure, il me restait alors plus que dix minutes avant de partir à mon rendez-vous avec mon dealer, Maxim. L’ayant appelé dans la soirée d’hier, j’obtins alors un rendez-vous assez long, je vous l’avoue mais je ne pouvais prendre que ce que l’on me donnait après tout. N’ayant plus le temps de faire quoi que ce soit, je bats alors deux œufs avant faire couler le tout dans une poêle chaude puis d’y ajouter quelques ingrédients avant de laisser cuire. Tout en me mordillant les ongles, mes prunelles noires fixent alors un bon moment l’horloge jusqu’à ce que l’omelette préparée soit enfin cuite. L’avalant en quatrième vitesse, je manqua de m’étouffer lorsque je partis frapper chez le voisin. Celui-ci me dépannait de temps à autre pour ma fille lorsque je devais partir chercher x ou y choses mais là.. Il n’avait plus l’air là. Jetant un bref coup à l’heure, je rentra alors chez moi et prit Eléa qui s’était remise à hurler de plus belles : Cette fois-ci, il était certain que le rendez-vous avec Maxim allait être repoussé. Tentant de consoler Eléa, je me balade dans l’appartement jusqu’à ce que j’entende frapper à la porte. Interloquée, mes sourcils se froncent vu l’heure qu’il était. Tout en gardant ma fille contre moi, je tâtonne puis vins alors ouvrir la porte.



- Maxim ? Mais.. Que fais-tu là.. ?

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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Jeu 19 Juil - 8:39


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    Je n'eus pas à attendre longtemps, deux minutes tout au plus. La patience n'était pas ce qui me manquait le plus, j'avais appris à attendre avec sang-froid, si bien qu'aujourd'hui cela me démarquait encore plus. Capable d'attendre des heures si ça en valait la peine, je ne pouvais définitivement pas prétendre que c'était l'impatience qui m'avait mené jusqu'ici. J'étais frileux, voilà l'un de mes plus gros problèmes. Je supportais mal le froid, le moindre vent frais me ferait frissonner, qu'il fasse quinze ou trente degrés. Mon appartement était toujours chauffé à température assez élevé, mes douches étaient presque brûlantes et mes vêtements, bien qu'ils n'en avaient pas l'air, étaient un peu plus chaud que la normal. Sortant souvent de nuit pour mes rendez-vous, il me fallait bien cela pour déjouer la fraicheur de celle-ci. Mais aujourd'hui, je n'y arrivais pas. Le froid bien trop présent s'infiltrait plus que je ne l'aurais imaginé à travers mon manteau et ma chemise à manches longues. J'habitais pourtant Los Angeles, et quiconque pourrait vous dire que le froid n'était pas ce qu'il y avait de plus présent ici. Néanmoins, je n'arrivais pas à faire abstraction de ce dernier. Je n'osais même pas imaginé un pays plus froid, encore moins ceux qui vivaient dans ce dernier. Brrr ! J'en frissonnais déjà rien qu'en imaginant. Ce soir, la fraicheur avait remplacé l'air lourd de la veille, les étoiles, presque jamais visibles, l'étaient aujourd'hui, signe que le nuage de pollution avait laissé sa place pour cette nuit. Je n'en avais rien que faire de pouvoir admirer un semblant de ciel étoilé, si le froid me faisait ainsi claquer des dents !

    Je m'humecta les lèvres tandis que le cliquetis de la serrure me fit reprendre mes esprits. La porte s'ouvrit sur une jeune femme brune tenant un bébé dans les bras. Je cru un instant m'être trompé de porte avant de poser mes yeux sur le visage de Judith, celle que je venais voir. Lui faire face dans son rôle de mère ne m'avait pas permis de la reconnaître sur le coup. Après tout, elle restait une étudiante plus jeune que moi et presque comme les autres. Presque, car à défaut de vivre une vie normale, Judith, elle, vivait la vie d'une mère visiblement célibataire. Elle ne semblait pas sur le point de partir, et encore moins prête pour un rendez-vous à l'extérieur. J'en conclus donc qu'elle n'avait pas l'intention de s'y rendre, et, jetant un regard au bébé dans ses bras, une petite fille visiblement, je compris pourquoi. Je décelais de la fatigue sous cette surprise plus que compréhensible. Il était bien trop tard pour rendre visite à une jeune femme possédant un enfant, et j'espérais même ne pas l'avoir réveillé, ou quoique ce soit. Sinon, je m'en voudrais un peu. Je la détailla un instant, le temps s'écoulant lentement depuis qu'elle m’ait demandé ce que je faisais ici. Cela ne prit que quelques secondes, mais fut bien assez pour que je tienne compte de ses mains presque tremblante, de la lueur dans ses yeux que je connaissais si bien. Elle était en manque. Finalement, je n'aurais peut-être pas du venir, elle n'aurait donc pas eu sa dose et aurait peut-être pu se passer un peu de drogue. Judith n'en avait pas besoin dans sa vie, ou du moins c'était comme cela que je le voyais. J'étais un peu trop touché de sa situation personnelle pour ne pas ressentir de la compassion, pour ne pas avoir envie de ne rien lui vendre, et de l'aider.

    « Je ne te dérange pas j'espère ? »

    Je glissa mon regard vers sa petite fille avant de le replacer dans les yeux noisettes de Judith sans répondre à sa question. Ce que je faisais là, hé bien, je préférais qu'elle ne sache pas pourquoi. Comment pourrais-je lui répondre que c'était le froid, alors qu'il faisait plutôt bon selon les autres habitants de L.A., qui m'avait poussé à venir chez elle ? Non, décidément, je me voyais mal le lui dire. Préparé à sentir une chaleur particulière émanée de son foyer, je fus surpris que ce ne soit pas le cas. A vrai dire, j'avais toujours eu des doutes sur les moyens financiers de la jeune femme. Elle semblait toujours épuisée, semblant travailler dur, tard, ou que sais-je, et devait s'occuper de sa fille à côté. Bon, je n'étais pas à l'aise avec le sujet des enfants et n'y connaissait absolument rien, mais je me doutais bien que ce devait coûter cher. Le visage de Judith et son expression me fit réagir d'une manière qui ne me surprenait plus désormais en sa présence. Je me devais d'être neutre et de me mêler de rien, mais elle semblait en réel manque. Je soupira doucement et, avant qu'elle ne me réponde, reprit la parole.

    « Nous avons un rendez-vous, je te rappelle. Si tu ne peux pas venir à Maxim, Maxim vient à toi , je lui adressa un clin d'oeil complice. Tu sais très bien que je peux me déplacer, d'ailleurs. Et tu n'as pas l'air d'être prête à sortir à l'extérieur alors, pourquoi ne pas m'avoir contacté ? »

    Mon ton était désormais plus doux qu'à mon habitude. En règle général, je le laissais neutre et dénué de toute émotion particulière. Mais avec Judith, c'était toujours différent, surtout si elle se présentait ainsi à moi. Malgré les dires, je restais quelqu'un d'attentionné et de concerné, surtout si je sentais une jeune femme ne pas être au mieux de sa forme. Je ne la connaissais pas vraiment, pour ne pas dire absolument pas, comme tout mes clients à vrai dire. Mais cela ne m'empêchait pas de ressentir ce que je n'arrivais pas à refouler à ce moment-là, sans pour autant l'exprimer réellement. Une fois de plus, avant qu'elle ne me réponde, je lui coupa la parole.

    « Ah, je sais ! Tu as réfléchi à ce que je t'ai dis et tu arrêtes la drogue, c'est ça ? »

    J'essayais toujours de la dissuader de m'acheter quoique ce soit. C'était l'exception qui confirmait la règle, si je pouvais le dire ainsi. Je n'aimais pas la savoir droguée vu ce qu'elle devait vivre au quotidien, la drogue ne l'aiderait aucunement, bien au contraire. Je ne voulais pas détruire sa vie, mais je ne pouvais pas non plus lui refuser des échanges. Surtout que j'étais loin d'être le seul dealer, et il suffisait d'aller voir ailleurs pour s'en procurer. Joseph, par exemple, s'était déjà proposé de me remplacer là-dessus lorsque je lui parla de mon "petit problème" de vente au sujet de Judith. Il n'en avait pas grand chose à faire du moment qu'il ne connaissait pas la personne. Il m'avait même dit qu'après tout, si la drogue lui faisait du bien, c'était pas une si mauvaise chose. Mais j'étais bien placé pour savoir qu'elle était destructrice et qu'elle vous prenait tout un jour ou l'autre. Que ce soit la santé, le bonheur, les proches. Je lui adressa un léger sourire en espérant qu'elle réponde par l'affirmative, bien que j'étais persuadé que ce ne serait pas le cas.


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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Ven 20 Juil - 0:44



✖ Maxim & Judith ✖
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En ouvrant la porte de l’appartement, l’expression sur mon visage changea du tout au tout. Je ne m’attendais pas à te voir arriver chez moi ainsi, surtout que j’en avais le plus besoin puisque pour ce soir, le rendez-vous était annulé. Eléa n’arrivait pas à dormir et je crois que la cause de tout cela venait au fait qu’en posant délicatement la main sur son front, je sentis un peu de température ; Elle était malade. Tout en la berçant contre moi, mes prunelles se glissent longuement sur ton visage aux traits masculins. Bien évidemment, je vis tes prunelles se tourner vers Eléa ; Tu étais déjà au courant de la double-vie que je mène qui est cachée aux yeux de tous dans cette ville, ce qui ne me fait pas refermer la porte à ton nez.

« Je ne te dérange pas j'espère ? » Ce visage cerné de rouge, des mains tremblantes suivit de la plupart des membres du corps, les prunelles jaunes.. Comment pourrais-tu me déranger alors que tu es la seule personne que je connaisse à détenir ce qui changera mon état ? Qui me donnera le seul moment de la journée qui va enfin pouvoir apaiser cette envie, ce manque qui tire chaque muscle de mon corps.. Mes lèvres se mirent à se pincer tout doucement alors que je caresse la nuque d’Eléa avec une douceur infime. Un petit sourire se dessine sur le coin de mes lèvres, bien que celui-ci ne resta qu’à peine cinq secondes.


- Tu ne me dérange pas, Maxim. Je suis juste très surprise de te voir ici à vrai dire..

Tournant mes prunelles très légèrement vers mon appartement, je vérifia que tout restait tout de même rangé. Faire mauvaise impression ne me ressemblais pas et.. Je n’aimais pas que quelqu’un visite mon intimité même si là, c’est pour une bonne cause.
« Nous avons un rendez-vous, je te rappelle. Si tu ne peux pas venir à Maxim, Maxim vient à toi. Tu sais très bien que je peux me déplacer, d'ailleurs. Et tu n'as pas l'air d'être prête à sortir à l'extérieur alors, pourquoi ne pas m'avoir contacté ? » Mes prunelles descendent sur mon petit corps vêtu d’un marcel et d’un jeans puis des ballerines de danse aux pieds. Effectivement, je n’avais plus tellement l’air de sortir de mon appartement. Mais ! J’avais la raison pour laquelle je ne pouvais pas sortir : Eléa. Avec le voisin de partis, Eléa qui ne souhaite pas dormir puisque la petite est malade, il m’était difficile de sortir ou même de descendre à la cabine téléphonique pour pouvoir t’appeler. Effectivement, je n’avais aucun téléphone sur moi puisqu’ayant eu le choix entre le téléphone et la télé, j’ai préféré qu’en étant un peu plus grande, Eléa pourra enfin regarder des dessins animés, écouter de petites mélodies, ect..
« Ah, je sais ! Tu as réfléchi à ce que je t'ai dit et tu arrêtes la drogue, c'est ça ? » Mes pensées repartirent en arrière. La dernière fois que je suis allée acheter de la drogue, tu avais essayé de m’en dissuader, je m’en souviens parfaitement mais là, vu l’état dans lequel j’étais, il valait mieux pour moi de trouver un moyen pour me détendre et redevenir normale.


- Désolé, j’ai eu très peu de temps depuis que je suis rentrée des cours. Ma fille est malade, comme je dois descendre à la cabine pour appeler et que mon voisin n’est pas là pour la surveiller, je n’ai pas encore pu bouger de là.


Je n’étalais pas plus ma vie, restant sur le minimum afin d’excuser mon absence au rendez-vous donné. C’est alors que tout doucement, j’ouvre la porte de mon deux pièces afin de te laisser entrer. Tout était petit, je manquais de place. Il y avait beaucoup d’affaires de danse, de photographie puis tout ce qui appartenait au bébé mais rien d’autre. Le reste, tout était vide un peu partout. L’appartement était calme, paisible et frais. Certes, un peu moins frais que dehors.


- Rentre.



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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Mar 24 Juil - 3:31


→ JUDITH MCCARTY
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    Judith était une véritable accroc à la drogue, je m'en étais bien rendu compte. Lorsqu'elle venait me voir, la plupart du temps, elle commençait à montrer des signes de manque. Ces petits tremblements, les yeux au regard vide et cernés aux reflets d'un jaune que je connaissais plus que tout étant donné mon dit "métier". Je savais reconnaître les gens en manque quand je les voyais, même si parfois, ils n'étaient pas très perceptibles. Un simple frémissement de la lèvre, une attitude un peu égarée et lointaine, un regard faux. Je me demandais si la jeune femme avait assez de revenu pour se payer ce que je vendais à un prix certes raisonnable, mais qui restait bien cher pour ce que c'était. Enfin, je ne pouvais rien dire de ce côté-ci, en consommant également. Pourtant, j'étais bien conscient de l'effet de la drogue. Malheureusement aurais-je envie de dire. L'addiction ne s'effaçait pas d'un revers de main, lorsqu'elle était bien encrée au fond de vous, elle faisait partie intégrante de vous-même. Vous ne pouviez pas y échapper. Il faudrait un sevrage et des années et des années après cela pour y remédier un minimum. Je m'en doutais. J'y pensais. Je le savais. J'avais vu tellement de drogué rechuté quitte à en mourir le lendemain. J'étais plus que conscient qu'on ne pouvait pas s'en passer comme ça. Pourtant, j'osais encore espéré que la jeune brune le pouvait. Pourquoi ? Je n'en savais toujours rien. Sa vie, son calvaire que j'avais presque ressenti par moment lors de ses abandons totales. Je la voyais parfois aller tellement mal que j'en avais moi-même mal au coeur. Je le cachais, bien évidemment, mais l'envie de l'aider me prenait régulièrement depuis.

    Je glissais mes yeux vers la petite fille. Toutes sortes de question me passaient par l'esprit. Pourquoi le père n'était plus là ? Etait-il parti dès qu'il avait su ? Pourquoi n'avait-elle pas avorté ? Peut-être était-il parti une fois l'enfant arrivé ? Ou bien étais-ce Judith qui avait voulu être seule ? Je ne savais strictement rien d'elle. La preuve en était même au fait que je ne connaissais pas son vrai prénom jusqu'à ce soir, Winnie. L'ayant vu marqué sur l'étiquette et la boite aux lettres, je ne pouvais qu'en déduire qu'elle m'avait donné son deuxième prénom. Peut-être préférait-elle se faire appeler ainsi après tout. Ce n'était pas mes affaires. Ou du moins, ça ne devait pas l'être. Alors pourquoi j'étais venu jusqu'à son bâtiment ? Je me mordis la lèvre. Je n'avais aucune réponse à me donner.

    - Tu ne me dérange pas, Maxim. Je suis juste très surprise de te voir ici à vrai dire..

    Je la comprenais parfaitement. Je n'avais pas pour habitude de me rendre chez mes clients, à moins que ces derniers ne me l'aient demandé. Mais là, débouler à l'improviste chez une jeune femme que je ne connaissais pas ne m'était pas familier. Surtout en sachant que j'aurais préféré ne rien lui vendre ce soir-là. Alors pourquoi faire le chemin ? Peut-être qu'au fond, je voulais juste prendre de ses nouvelles. Je ne la voyais pas vraiment à l'université. Il me semblait qu'elle était en études d'art, fréquentant donc des bâtiments que je n'avais pas l'habitude d'arpenter, mes cours se faisant à un tout autre endroit. Les seuls moments où j'arrivais à l'y voir, ce n'était que de loin ou bien lorsque j'avais quelques heures de libre, ce qui était rare en études de sciences. Je ne l'avais jamais vu chez elle non plus, ne m'y étant jamais rendu jusqu'à maintenant. Nos rendez-vous se déroulaient toujours à l'extérieur, et je me demandais d'ailleurs pourquoi elle ne voulait jamais que cela se passe chez elle. J'avais rapidement cru que c'était à cause de sa petite fille, ou bien ne voulait-elle pas qu'on la voit dans son rôle de mère au foyer ? Je soupira doucement avant de reprendre la parole, ne prêtant pas attention à sa réponse. Que pouvais-je bien y répondre, de toute manière ? Qu'en vérité j'étais un peu inquiet à son sujet ? Jamais de la vie.

    « Nous avons un rendez-vous, je te rappelle. Si tu ne peux pas venir à Maxim, Maxim vient à toi. Tu sais très bien que je peux me déplacer, d'ailleurs. Et tu n'as pas l'air d'être prête à sortir à l'extérieur alors, pourquoi ne pas m'avoir contacté ? Ah, je sais ! Tu as réfléchi à ce que je t'ai dit et tu arrêtes la drogue, c'est ça ? »

    D'une traite, je lui lançais ces paroles d'une légèreté exaspérante. J'avais moi-même l'impression de parler d'une chose loin d'être celle que j'évoquais à ce moment-là, comme si rien n'était grave dans cette histoire. Mais cela l'était. C'était une addiction pure et dure, de la drogue, produit illicite et dangereux pour la santé qui tuait, rongeait la vie des gens qui n'arrivaient pas à s'en passer. D'une aise incomparable pour exprimer toutes sortes de choses que je ne ressentais pas, je me montrais parfaitement poli et professionnel, oubliant presque la question que je lui avais posé sur un ton amusé. Mes yeux glissa néanmoins sur l'état de la jeune femme qui ne passait aucunement inaperçu maintenant que je la détaillais mieux. Personne ne pouvait s'y tromper. A voir ses mains tremblées, je me rappela ce que cela pouvait faire d'être en manque. A mes débuts dans la drogue, Joseph faisait tout pour ne pas m'en donner régulièrement. Je ne sais pas si c'était simplement pour tester mes limites ou bien parce qu'il ne voulait pas me rendre plus accroc que je ne l'étais déjà, mais la sensation était tout sauf agréable. J'étais devenu irritant, agacé, énervé, agressif. Mon calme légendaire et mon profil bas de l'époque s'était remplacé par un visage froid, les mains serrées constamment jusqu'à m'en blanchir les jointures, ne pouvant contrôler mes spasmes irréguliers. Ma gorge me brûlait, ma tête me tournait, je n'arrivais plus à manger par moment. Oui, mes premiers manques avaient été violents car bien trop longs. J'avais l'impression d'être en prison, attendant ma libération avec une impatience sans nom.

    Bon sang ce que je comprenais ce qu'elle pouvait vivre. Je me demandais même si ce ne serait pas mieux que de lui en vendre plutôt que de la voir dans cet état, à combattre cette fatigue, ce déséquilibre dans l'organisme qui ne suivait plus. Vous ne contrôliez plus rien lorsque la drogue n'était plus là pour vous y aider. Mais je ne devais pas. Non, je ne voulais pas. Lui vendre de la drogue encore et encore mettait mes nerfs à rude épreuve, l'envie de toujours lui reprendre des mains cette saloperie se faisant toujours présente dans mon esprit. Je n'arrivais pas à être neutre avec Judith, et c'était bien ça le problème.

    - Désolé, j’ai eu très peu de temps depuis que je suis rentrée des cours. Ma fille est malade, comme je dois descendre à la cabine pour appeler et que mon voisin n’est pas là pour la surveiller, je n’ai pas encore pu bouger de là.

    Me doutant déjà qu'elle n'avait ni téléphone fixe ni portable, je fus néanmoins surpris de l'entendre de sa propre bouche, confirmant mes pensées à ce sujet. Ainsi, elle n'en avait pas les moyens ? Je doutais fortement que ce soit un choix aproprement parlé. Si elle pouvait s'en procurer un, je pensais bien qu'elle l'aurait déjà fait. Après tout, c'était toujours utile en cas d'urgence, surtout si elle avait un bébé à sa charge. Je sentis un léger malaise m'envahir, ne sachant ni quoi dire, ni quoi faire. L'évocation de son voisin me rendit encore plus curieux que je ne l'étais. Normalement, cela semblait être lui qui surveillait sa fille, selon ses dires. Elle ne devait donc pas du tout avoir d'aide. Et ses parents ? Je fronça légèrement les sourcils mais garda mes lèvres scellées, détentrices de mes questions les plus enfouies. Sans que je ne m'y attende, elle jeta un regard sur moi puis,

    - Rentre.

    Je fus quelque peu surpris qu'elle accepte sans que je n'ai dis quoique ce soit. Elle ne semblait pas vouloir étaler la moindre chose sur son existence, et l'appartement était la plupart du temps un temple rempli de secret au sujet de celle-ci. Le mien pouvait parfaitement servir d'exemple. Bien qu'à première vue il ne semblait comporter rien de bien personnel, le bureau, fermé à doubles tours, détenait la plupart des choses que je tentais de cacher au monde entier. Que ce soit des peintures, des livres sur l'art, comme des papiers importants sur mon extrait de naissance, là où mon vrai nom apparaissait. Si quelqu'un tombait dessus, il pouvait très bien chercher qui était ce Andrew, jusqu'à apprendre que ce n'était personne d'autre que moi. Je secoua légèrement la tête en m'affirmant une dernière fois que j'étais Maxim, et non Andrew. Ce qui n'avait absolument rien à voir pour moi. Je posa mes yeux sur Judith qui semblait attendre un geste de ma part. J'hocha enfin la tête avant de rentrer dans le domicile de la jeune brune. C'était plutôt étroit, bien loin du mien, et tout confirmait que je n'étais pas trompé. Judith n'avait sûrement pas les moyens de dépenser de l'argent pour une connerie telle que la drogue. Je cacha mon inquiétude, ne voulant pas qu'elle prenne cela pour de la pitié, sachant mieux que quiconque ce que cela faisait d'être dans une situation pareille. Je me retourna vers elle après avoir avancé au milieu de la pièce.

    « C'est plutôt... Joli »

    Ses yeux lançant des éclairs me firent lever les yeux au ciel avant de les reposer dans les siens. Les mensonges de ce genre, je les connaissais si bien que je ne voulais en aucun cas les reproduire. Mes yeux se firent plus francs que jamais avant que je ne reprenne la parole avec un ton légèrement amusé .

    « Très bien très bien, j'avoue. Il est plutôt petit et je n'ai pas l'impression que tu vives comme tu le devrais, ici. Désolé de ma franchise, mais je pense que cela vaut mieux pour toi, comme pour moi. »
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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Dim 29 Juil - 10:24



✖ Maxim & Judith ✖
« When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. »

- Tu ne me dérange pas, Maxim. Je suis juste très surprise de te voir ici à vrai dire..

A une heure aussi tardive, personne ne pense vraiment recevoir de la visite, je suppose. En allant ouvrir la porte avec ma fille dans les bras, j’ai tout simplement espéré que ce soit le voisin qui vienne me la garder quelques instants afin de courir à la pharmacie ou même pouvoir appeler un médecin tout en me laissant souffler lors de quelques secondes. Mais non, c’était bien toi qui a trouvé mon adresse par je ne sais quel miracle, pour me vendre la substance que réclame mon corps depuis la veille au soir. Malheureusement pour moi, je ne pourrais pas prendre tout ce dont mon corps aurait besoin jusqu’à demain..
Dans le couloir de l’immeuble, j’entendis sa voix résonner parlant du fait que je n’étais pas prête à sortir, bien que nous avions rendez-vous à cinq minutes d’ici et qui plus est, il rajouta quelques mots concernant le fait de me « pousser » à arrêter de me droguer. Il était évident que si j’appelle pour un rendez-vous, c’est que j’ai besoin d’avoir ma drogue très rapidement. La raison était tout autre ; en quittant l’appartement, l’assistante sociale me donne un enfant malade juste pour me tester en cas de danger avec l’enfant. Si elle savait que la prochaine fois je lui collerais un pain en pleine tête, celle-là ! Ce n’est vraiment pas le moment pour me la laisser dans un tel état. Soupirant légèrement, je pose la main dans le dos de mon bébé.


- Désolé, j’ai eu très peu de temps depuis que je suis rentrée des cours. Ma fille est malade, comme je dois descendre à la cabine pour appeler et que mon voisin n’est pas là pour la surveiller, je n’ai pas encore pu bouger de là. Rentre.

Me retournant afin de tenir la porte, mes prunelles se tournent vers mon appartement. Dévoiler ainsi ma vie privée m’agace bien plus que tout. Aux yeux de tous, je suis la danseuse prometteuse défoncée à longueur de temps et cette image me va à ravi ! Mais là, me voir en tant que mère fauchée à cause d’un compte en banque bloqué jusqu’à la majorité est réservée à ma propre fille. C’est notre monde à nous deux, le monde dans lequel je souhaite la protéger de toutes ses saloperies. Au moins, je ne suis pas morte à l’accouchement comme ma propre mère qui elle, n’a pas pu me préserver de tout. Pour elle, je compte bien réduire mes consommations mais.. Plus facile de dire que de faire.. L’appartement très petit ne regorge pas de souvenir, à vrai dire, il n’y en a aucun sur le peu de meuble stagnant dans la pièce. Les murs étaient blancs, les pièces remplies de boites en cartons, comme si je venais d’emménager mais.. Ce n’est pas le cas. Dans la seconde pièce ouverte, nous pouvons voir le berceau du bébé et toute ses affaires très colorés, ainsi que mon matelas posé à terre recouvert de draps et de couvertures, contrastant de l’autre côté de la pièce. Mais tout reste propre et rangé dans son emplacement.

« C'est plutôt... Joli » En fermant la porte, mes prunelles noires se glissent alors dans les tiennes telles des éclairs venant te foudroyer. Joli ? Non, ce n’était pas le mot. Appartement froid, sinistre, pauvre, là étaient les mots.
« Très bien très bien, j'avoue. Il est plutôt petit et je n'ai pas l'impression que tu vives comme tu le devrais, ici. Désolé de ma franchise, mais je pense que cela vaut mieux pour toi, comme pour moi. » Ma fille se colle alors à moi, comme pour me dire quelque chose bien que ce n’est qu’une énième colique mélangé à la fièvre. Ta franchise me semble parfaite.


- Je vis comme mon salaire me permet de vivre. Et passe la pitié, je n’en ai pas besoin.

Sur la table ronde se tint tout le cosi de ma fille. Ne prenant pas la peine de l’énerver encore plus, je la pose dans celui-ci afin de la laisser tranquillement. Venant prendre le gant de toilette humide, je le passe sur son doux visage qui ne tarde pas à tourner en pleurs. Des tas de cris de bébés se mirent à raisonner dans l’appartement, tandis que je vins à la reprendre contre moi. « C’est tout mon ange, ça va aller. », lui murmurais-je au creux de l’oreille, ce qui l’apaise alors tout doucement. Etant de dos à toi, je me retourne alors tranquillement afin de plonger mes prunelles noires dans les tiennes. Le rendez-vous avait bien lieu. Soupirant alors légèrement, je vins à reprendre d’une petite voix douce, comme à mon habitude.

- Je ne vais pas pouvoir tout te prendre de ce soir. Comme Lou est malade, je dois l’amener chez le médecin et je n’ai pas assez de liquide pour te payer intégralement et partir chez le médecin juste après. Ça ne te dérange pas de revenir demain pour compléter ma commande ? Vraiment désolée.

Serrant légèrement les dents tant j’essaie de cacher cette honte qui me hante, ma main glisse dans la poche arrière de mon jean afin d’en sortir le liquide pour payer la moitié de la commande. Enfin, une grosse liasse sort de ma poche puisque ce ne sont que des billets de cinq dollars. Attendant alors ta réponse, je pose celle-ci sur la table après avoir reposé Lou dans son cosi.

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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Dim 5 Aoû - 10:23


JUDITH MCCARTY & MAXIM BLACKSON
« When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. »

    Je m'étais demandé beaucoup de chose sur Judith. Peut-être même, un peu trop. Comment elle vivait avec un enfant à sa charge, si elle réussissait à l'élever comme elle le voulait, pourquoi le père était parti, et quand, si elle dormait bien la nuit et si elle pouvait vraiment vivre une vie de jeune étudiante. Même si ça, j'en doutais fortement. Elle n'était pas une étudiante banale comme on en croise à la pelle, dehors. Mais, peut-être étais-ce ça qui me rendait si curieux vis à vis d'elle, dans un sens que je ne connaissais pas encore. Pour la première fois, je voulais connaître une cliente en dehors de mon boulot. Oui, c'était peut-être étrange dis comme cela, mais je le voulais vraiment, histoire de savoir comment elle pouvait aller, etc. Et à en croire ce que je voyais ce soir-là, ce n'était pas la grande forme. Bien au contraire. Elle semblait épuisée, les cernes sous ses yeux n’entachaient pourtant pas leur marron chocolat assez brillant, mais surtout, en manque. Je m'efforçais de la faire passer après les autres pour voir si elle allait encore m'acheter ce qu'elle désirait, je m'efforçais de lui dire à chaque fois d'arrêter, me retenant néanmoins de lui donner des conseils, sortant du cadre de simple vendeur. Et là, j'avais envie de lui vendre quelque chose ne serait-ce que pour la voir aller mieux. J'étais assez inquiet. C'était le mot. Et son appartement ne me rassurait pas vraiment. Il était étroit, et il y avait le stricte nécessaire pour elle. Voulant au départ être simplement poli en lui affirmant que c'était assez joli, chez elle, j'avais vite perdu l'envie de l'être. Mon manque de franchise ne me mettait pas à l'aise avec elle. Enfin, je n'étais pas à l'aise tout court. J'avais l'impression de pénétrer son intimité, d'être à un endroit où je n'aurais pas dû être, surtout qu'elle n'était pas seule, elle devait s'occuper de sa fille.

    « Très bien très bien, j'avoue. Il est plutôt petit et je n'ai pas l'impression que tu vives comme tu le devrais, ici. Désolé de ma franchise, mais je pense que cela vaut mieux pour toi, comme pour moi. »

    Mon regard se fixa alors sur la jeune femme postée non loin de moi, sa fille dans les bras. J'avais observé comme je le pouvais l'endroit où j'étais, mais je ne voulais pas non plus la mettre mal à l'aise. Elle pouvait penser que je fouillais dans sa vie personnelle, après tout. Ce qui était chez elle ne me regardait pas. Néanmoins, c'était tout le contraire de chez moi. Mon appartement était grand et spacieux, même trop pour une unique personne. Un salon immense se trouvait au milieu de celui-ci, avec une salle de bain plus que respectable, une cuisine avec une table pour deux et une chambre avec une grande armoire que je peinais à remplir. Il y avait également un bureau, mais ce dernier était très, très différent. La décoration, hormis celui-ci, était très sobre, il n'y avait rien de personnel là-dedans. Mes affaires étaient soigneusement rangées pour que les yeux étrangers ne puissent tomber dessus, on aurait pu croire à une pub pour un magasine ou bien une vente de logement. Seul le bureau était rempli d'objets personnels divers, tel que la peinture que je gardais secrète comme passion.

    - Je vis comme mon salaire me permet de vivre. Et passe la pitié, je n’en ai pas besoin.

    Elle travaillait, cela ne me surprenait pas. Je ne savais pas si c'était parce qu'elle me l'avait énoncé rapidement auparavant ou bien si ce n'était qu'une impression que j'avais eu. De toute manière, comment pourrait-elle ne pas travailler si elle avait une enfant à charge ? A moins d'être riche, d'avoir une aide extérieure ou bien un héritage digne de ce nom, je ne voyais pas de solution miracle. Comme si je n'étais pas là, Judith prit l'initiative de s'occuper de sa petite fille, la plaçant au milieu d'une table sur une espèce de machin pour gosse que je ne connaissais de toute manière pas. Passant un gant sur son visage, elle commença alors à pleurer doucement, puis de plus en plus fort jusqu'à ce que ses pleurs raisonnent dans toute la pièce, me faisant grimacer. Bon sang ce que ce bruit était atroce. Je ne savais pas comment elle pouvait faire, vraiment. Néanmoins, semblant habituée, la jeune femme la prit contre elle en essayant de la rassurer, et de la calmer. Ne voyant rien, je n'entends pas les murmures qui me parviennent que vaguement à mes oreilles, elle doit parler à sa fille de toute manière. Puis, Judith se retourne alors vers moi, fixant ses yeux dans les miens.

    - Je ne vais pas pouvoir tout te prendre de ce soir. Comme Lou est malade, je dois l’amener chez le médecin et je n’ai pas assez de liquide pour te payer intégralement et partir chez le médecin juste après. Ça ne te dérange pas de revenir demain pour compléter ma commande ? Vraiment désolée.


    Clignant des yeux, je ne me souvenais même plus du motif de ma visite, ayant complètement oublié, obnubilé par la vie de la jeune femme qu'elle montrait prudemment devant moi. Je la vis sortir une liasse de billet et la poser sur la table alors que je n'ai encore rien dis, ne bougeant pas de ma place. C'est alors que les paroles sortirent de mes lèvres tout naturellement, sans que je ne puisse les contrôler, ne réfléchissant même pas.

    « Je peux te les donner gratuitement si tu veux »

    Je la vis alors me regarder presque agressivement, et c'est là que je compris qu'elle pouvait le prendre mal. Je ne faisais ni de la charité ni de la pitié, je savais qu'elle avait besoin de cet argent. Alors avant qu'elle ne réplique, je fis un geste de la main pour ne pas qu'elle prononce un seul mot avant de reprendre.

    « Non non, attend ! Je veux dire... Tu en as besoin, si ta fille est malade, je vais pas te prendre ton fric. Garde le et tu me paieras le tout quand tu pourras, ça marche ? »
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MessageSujet: Re: When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. • PV Judith   Lun 6 Aoû - 1:25



✖ Maxim & Judith ✖
« When you stumble, it's fun to fall. Until the day you're hurting. »


    - Je vis comme mon salaire me permet de vivre. Et passe la pitié, je n’en ai pas besoin. Je ne vais pas pouvoir tout te prendre de ce soir. Comme Lou est malade, je dois l’amener chez le médecin et je n’ai pas assez de liquide pour te payer intégralement et partir chez le médecin juste après. Ça ne te dérange pas de revenir demain pour compléter ma commande ? Vraiment désolée.

    Gardant dans les bras ma petite fille, celle-ci continuait de pleurer à chaudes et lourdes larmes dans son cosi, gesticulant de tous les côtés comme pour sortir de là et de me rejoindre. Soupirant quelque peu, je passe la main dans les cheveux puis craque ; je ne pris pas une seconde pour la détacher afin de la reprendre contre moi. Elle semblait aller de plus en plus mal, devenant blanche et très fragile.
    « Je peux te les donner gratuitement si tu veux » Gratuitement ? Non. Non, cela ne me convient pas. Prendre une substance presque hors de prix pour mon salaire est quelque chose que je choisis. Même si je dois avouer qu’en étant ainsi, j’en avais plus besoin comme si me droguer était désormais vital, ce qui était le cas depuis quelques mois. Mes prunelles plongées dans les tiennes virent à presque t’envoyer les mêmes éclairs qu’un peu plus tôt lorsque tu t’es mis à parler de mon appartement.
    « Non non, attend ! Je veux dire... Tu en as besoin, si ta fille est malade, je vais pas te prendre ton fric. Garde le et tu me paieras le tout quand tu pourras, ça marche ? » Secouant légèrement la tête dans un ton négatif, j’avance de ma main de libre la liasse de billet vers toi tout en gardant Lou contre moi de l’autre. Il était hors de question de recevoir une quelconque aide de ta part. J’ai dû garder ma fille à cause de mes conneries, je dois l’assumer pleinement désormais.


    - Maxim, je te l’ai déjà dit. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui tu me vois avec ma fille que tu dois me regarder avec de la pitié. J’en vois déjà assez dans le regard des personnes qui croise une nana mineure avec un gosse dans les bras, ça me suffit amplement alors toi, ne t’y mets pas. Prend cet argent-là, je t’en donnerais demain en plus.

    Tes paroles m’ont un peu dérangée. Pourquoi avoir ce sentiment venant de ta part alors que tu es réputé pour ne pas t’occuper de tes clients ? Cette remarque me fit lever très légèrement un sourcil mais le bloc de marbre reste intact pour ma part. Dans un léger soupire, j’entendis Lou hurler à mes oreilles, ce qui me fait presque retenir quelques larmes souhaitant glisser dans mes prunelles. Voir ainsi ma fille alors que je suis incapable de savoir ce qu’elle a m’énerve et m’attriste au plus haut point. Je continue d’essayer de la calmer, passant un gant de toilette sur son visage puis son crane humide de transpiration causé par la température. C’est alors que j’ouvris la petite mallette afin d’en sortir un thermomètre que je pose sur son front avant qu’il ne bip plusieurs fois en m’indiquant une forte hausse de température. En rangeant celui-ci, je repris la parole.

    - Tu connais un médecin ouvert à cette heure-ci ? Un bon médecin qui peut m’aider pour Lou..

    Rangeant le tout, j’attendis quelques instants avant de relever les prunelles vers les tiennes afin d’avoir une quelconque réponse. Si tu n’en avais aucune idée, il ne me restait plus qu’à aller prendre le bus puis partir à l’hôpital pour toute la nuit, ce que je craignais le plus. Je hais cette assistante qui ne bougeait pas le petit doigt et me laisse avec un enfant malade dans les bras sans la moindre indication.

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